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Bilan d’exécution du PRFP

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mercredi 9 janvier 2013, par ZONGO Christophe

En vue de la formulation du Programme de Renforcement de la Formation Professionnelle (PRFP) en 2006, un comité ad hoc a été mis en place pour rédiger la première version du document de projet. Cette première version du document de projet du PRFP prévoyait la construction de quatre lycées professionnels, la réhabilitation des treize centres régionaux de formation professionnelle et la mise en place du programme CAET/CAPET, programme de nationalisation de la formation des enseignants techniques. Elle visait aussi le financement de projets des Engagements nationaux. La construction et l’équipement d’un lycée professionnel y est estimé à 2,8 milliards de francs CFA et celle d’un centre régional à 1,5 milliard de francs CFA, environ. Cette première version faisait une bonne estimation des coûts mais n’était pas cohérente avec les ressources financières disponibles. Déjà dans ce document de projet, les ressources financières disponibles ne couvraient pas les besoins. La Partie taïwanaise va s’inspirer de cette version, pour rédiger en 2007, celle qui intègre la construction de deux nouveaux centres : le centre de formation professionnelle de référence de Ziniaré et celui industriel de Bobo-Dioulasso. Cette version finale met l’accent sur une formation professionnelle qualifiante sensée avoir plus d’impact sur les ressources humaines et l’emploi. Le coût de construction et d’équipement d’un lycée professionnel y a été réduit de 34% pour passer à 1,8 milliard de francs CFA et celui d’un centre régional de 58% passant à 0,6 milliard de francs CFA. Ces réductions de coûts ont été opérées au profit de la construction des deux nouveaux grands centres de formation professionnelle de Ziniaré et de Bobo-Dioulasso. Ce cadrage des coûts laissait entrevoir que le PRFP connaîtrait des difficultés de dépassements budgétaires durant son exécution. Il est aussi important de souligner que la version définitive du document de projet du PRFP ne met pas explicitement l’accent sur la formation initiale des formateurs. Il a ignoré le problème de manque de ressources humaines souligné, avec force, dans sa première version. C’est dans ce contexte que la contrepartie nationale, formulée après la nomination du Coordonnateur et la mise en place des organes de gestion du programme, va essayer de combler les deux insuffisances du document de projet, tout en respectant les obligations de la Partie burkinabè, consignées dans l’Accord de subvention N°36/2007/REP.CH-BF/PRFP. Elle va consacrer plus du tiers de son montant à la formation initiale des formateurs et prévoir autant de ressources pour la viabilisation des sites destinés à recevoir les constructions et les réhabilitations prévues par le programme. Pour favoriser la gestion axée sur les résultats du PRFP, la coordination du PRFP va organiser les activités du programme autour de trois résultats qui sont : 1. la construction ou la réhabilitation puis l’équipement des structures de formation à réaliser ; 2. la formation des formateurs et des gestionnaires du dispositif de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels ; 3. l’amélioration de l’environnement de la formation professionnelle. L’exécution du PRFP s’est faite suivant ces trois axes. Mais il a fallu d’abord mettre en place les organes de gestion du Programme.


I. LA MISE EN PLACE DES ORGANES DE GESTION

La coordination du PRFP, à partir du mois de septembre 2007, engage les dispositions à prendre pour rendre opérationnels les différents organes de gestion du programme. Ce processus va se poursuivre jusqu’en 2011 avec :

1. La mise en place dès 2007, des organes décisionnels (comité de coordination, comité technique, comité de supervision) qui sont ainsi créés par arrêté[1] du Premier ministère, chargé de la tutelle du programme :

 le comité de supervision assure la conformité de l’exécution du programme avec la Politique nationale en matière d’enseignement et de formation techniques et professionnels (PN-EFTP) ;

 le comité technique, organe de validation des propositions faites par les composantes du PRFP, assure la cohérence dans la programmation et le suivi de la mise en œuvre des activités par les composantes du PRFP ;

 le comité de coordination regroupe les responsables de composantes. Il prépare les sessions, met en application et suit les décisions et les recommandations du comité technique et du comité de supervision.

2. La création des composantes instituées par le même arrêté de septembre 2007, créant les organes de gestion du programme. Les composantes sont des structures de mise en œuvre des activités du PRFP. Ainsi l’arrêté place sous :

 la composante « Infrastructures et équipements (CI/E) » la supervision des cabinets d’études et des entreprises à qui ont été confiées la conception et l’exécution des travaux d’infrastructures et d’équipements ;

 la composante « Formation des ressources humaines (CFRH) » travaillant en étroite collaboration avec les autres composantes, assure l’organisation et le suivi de la formation des ressources humaines en quantité et en qualité ;

 les composantes « Lycées professionnels (CLP) » et « Centres de formation professionnelle (CCFP) », la création d’un environnement favorable à la mise en œuvre des projets du PRFP. Ainsi, doivent-elles créer les conditions optimales pour que les structures de formation, une fois mises en place, fonctionnent convenablement. Elles contribuent, à travers leurs activités, à la mise en œuvre de la PN-EFTP. Elles sont associées dans le suivi de l’exécution des chantiers, en vue de faciliter l’intégration des préoccupations spécifiques des ministères bénéficiaires (MJFPE et MESS) ;

 la « Cellule de gestion et de coordination (CGC) », la conduite de la stratégie de mise en œuvre du PRFP. Elle veille à mettre en cohérence les différentes interventions des autres composantes et travaille à assurer une meilleure gestion des ressources du programme.

3. La mise en place en fin 2008 et de façon assez difficile (eu égard à la singularité du dispositif dans le paysage administratif taiwanais), de l’Unité de coordination de l’assistance technique du PRFP (UCAT/PRFP), opérant à Taïwan, plus précisément au sein du Centre de formation professionnelle de la région de Taichung. Elle est la structure chargée de l’étude, de l’achat, du transport et de l’installation des équipements destinés aux filières de formation des structures de formation à construire. Elle est aussi chargée d’organiser le perfectionnement des formateurs et des gestionnaires, à Taïwan. Avec de telles attributions, l’UCAT/PRFP participe à la finalisation des études architecturales pour assurer l’intégration des contraintes spatiales et fonctionnelles liées à l’installation des équipements retenus. Son rôle s’est révélé indispensable pour le démarrage des travaux de construction. Elle s’est vue confier le recrutement de l’assistance technique résidente.

4. La constitution de l’assistance technique résidente, en octobre 2011. Dernier organe du PRFP, l’assistance technique résidente, conformément à l’avenant 2 de l’accord de subvention, a pour mission d’appuyer les responsables burkinabè des structures de formation réalisées ou rénovées par le PRFP, dans leur gestion et leur exploitation ainsi que le perfectionnement sur place de leurs formateurs.


II. LE NIVEAU DE REALISATION DU PREMIER RESULTAT

En rappel, le premier résultat du PRFP met en place les produits suivants :

1. le Programme CAET/CAPET, projet de formation au Certificat d’Aptitude de l’Enseignement Technique (CAET) et au Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement Technique (CAPET) ; à travers ce programme, le PRFP a contribué à la nationalisation de la formation des formateurs techniques, par l’ouverture en 2009, des premières filières industrielles à l’Université de Koudougou ;

2. le « Centre de référence de Ziniaré », inauguré en octobre 2010 ;

3. la construction de quatre (4) lycées professionnels en cours d’exécution ;

4. la construction du Centre de formation professionnelle à vocation industrielle de Bobo, en phase de sélection des entreprises ;

5. le renforcement de 13 Centres régionaux de formation professionnelle dont : i) sept déjà réhabilités attendent d’être équipés en 2013 ; ii) quatre verront leur chantier installé au plus tard en janvier 2013 ; iii) deux seront exécutés après 2013.

 

2.1 Le Programme CAET/CAPET[2] réalisé en 2009

Ce produit est marqué par l’installation de trois filières industrielles ayant conduit à des aménagements et à des constructions d’ateliers.

2.1.1 Le financement de la subvention taïwanaise

Le financement de la subvention taïwanaise a permis l’achat, le transport et l’installation des équipements à l’Université de Koudougou. Ces équipements sont destinés à trois ateliers : un de génie civil avec les options construction et menuiserie bois, un de mécanique auto et un de génie électrique avec les options suivantes : électricité bâtiment, électronique, électrotechnique, froid et climatisation et informatique. Le financement taiwanais a été d’un million six cent mille (1 600 000) euros soit près 1 milliard 50 millions de francs CFA.


2.1.2 Le financement sur contrepartie nationale

Pour la mise en œuvre du projet CAET/CAPET, l’Etat Burkinabè a :

· aménagé en 2008, un bâtiment construit par l’Union Européenne pour la production de matériels didactiques. A cet effet, les équipements de l’Union européenne ont été transférés dans un autre local ; l’aménagement du bâtiment de près de 1350 m2, et son extension sur une surface de 256 m2 ont permis d’y installer plusieurs ateliers ;

· construit en 2008 un bâtiment d’une surface de 360 m2 pour abriter l’atelier de génie civil option construction ;

· alimenté les ateliers en 2008, en électricité (haute et basse tensions) faisant passer leur capacité électrique de 250 KVA à 650 KVA ;

· construit en 2012, un bâtiment d’une surface de plus de 700 m2 pour un atelier de génie mécanique dont les équipements seront financés par un autre partenaire financier que Taïwan. 

Pour la réalisation de ce premier produit, le budget de l’Etat a contribué pour un montant global de 387 millions de francs CFA consacrés aux aménagements et extensions d’ateliers. Ce montant a servi aussi à construire l’atelier de génie mécanique (145 millions de francs CFA) dont le financement des équipements est à rechercher par l’Université de Koudougou.

2.1.3 L’appréciation du premier produit du PRFP

Les effets directs de ce premier produit du PRFP sont les suivants :

· Il a permis la nationalisation de la formation des enseignants techniques au profit du dispositif de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels. Le Burkina qui envoyait auparavant former ses enseignants techniques à l’extérieur, acquiert des capacités nouvelles qui confèrent à l’Université de Koudougou des opportunités pour la formation des cadres techniques du pays et des pays voisins. C’est surtout pour accompagner l’Université de Koudougou à mieux assumer ses nouvelles responsabilités que le PRFP s’est engagé dans la formation des trois PhD. Mieux, nous suggérons un partenariat entre l’Université de Chung Hsing et celle de Koudougou. Pour le PRFP, la base de cette coopération a déjà été posée.

· Il a créé les conditions pour former 304 enseignants techniques au profit du dispositif de l’enseignement et la formation techniques et professionnels. Certes, la formation est longue car s’étalant sur deux à quatre ans. Cette contrainte a été examinée dès 2008, par la composante « Formation des ressources humaines » du PRFP, en vue de réduire le temps de formation mais les solutions se sont confrontées à l’insuffisance du vivier. Avec des postulants de niveau licence, la formation se serait faite en une année. On aurait économisé en temps et en ressources ; malheureusement, un tel vivier s’est révélé inexistant jusqu’en 2011. La preuve a été faite lors des deux recrutements où sur 160 souhaités pour la rentrée 2009, l’ENS/UK n’a obtenu que 126 élèves professeurs et pour le recrutement de 2011 où 212 élèves professeurs étaient visés, seulement 178 ont été inscrits à l’ENS/UK. C’est pourquoi, en 2011 et 2012, les structures de formation réalisées par le PRFP ont subi les conséquences de l’insuffisance des formateurs. Cette insuffisance de formateurs connaîtra un début de solution à partir de 2013. Elle sera résorbée en 2015.

· Il permet à l’Institut universitaire de technologie de l’UK de profiter, par la mutualisation des équipements des ateliers de l’ENS/UK. Il offre aussi à l’Université de Koudougou, surtout après le décongestionnement des effectifs suscités par la mise en œuvre du PRFP, des opportunités pour des activités de production et de laboratoire, génératrices de revenus.

Réussir une meilleure gestion des filières industrielles ainsi installées par le PRFP, reste un enjeu important pour l’Université de Koudougou, notamment pour l’Ecole normale supérieure.

2.2 Le Centre de Formation Professionnelle de Référence

Le CFPR-Z, achevé depuis 2010, est bâti sur un espace clôturé d’une superficie totale de 20 hectares. Doté d’équipements et de supports pédagogiques performants, il est ouvert, depuis novembre 2011, à plusieurs types de publics, comprenant les personnes en quête de formation initiale, celles en voie de reconversion professionnelle, de recyclage ou de perfectionnement. Il bénéficie depuis novembre 2011 et ce durant les premières années de son fonctionnement, de l’appui technique et pédagogique d’experts taïwanais résidents.

 

L’assistance taïwanaise résidente travaille à ce que les formations y soient intensives et prévues pour ne pas excéder 1 800 heures annuelles, en ce qui concerne la formation initiale.

2.2.1 Le financement de la subvention taïwanaise

Le financement de la subvention taïwanaise a permis de doter le centre d’infrastructures regroupées comme suit :

 zone administrative comprenant un bâtiment administratif, une salle de conférences de 200 places, deux magasins centraux ;

 zone des ateliers regroupant :

- un atelier (de près de 1900 m²) abritant des espaces équipés pour des manipulations en électricité, en froid et climatisation, en soudure métallique, en électronique et en mécatronique ;

- un atelier (1500 m²) abritant des équipements de mécanique automobile, de mécaniques cycles et motocycles et de mécanique agricole ;

- trois bâtiments (2000 m²) abritant des ateliers de génie civil avec des équipements de mesures en topographie et des caractéristiques des matériaux de construction et des équipements de menuiserie et un espace de travaux pratiques de construction ;

- un atelier de génie mécanique (1200 m²) ;

- un atelier de transformation agroalimentaire : une boulangerie (260 m²) ;

 zone pédagogique composée d’un bloc de 8 salles de classe de 48 places chacune et d’une bibliothèque de 100 places et disposant de 2 salles audiovisuelles.

Ces investissements s’élèvent à plus de 4,4 milliards de francs CFA pour la partie constructions et à plus de 2,3 milliards de francs CFA pour la partie équipements, soit un total de 6,7 milliards de francs CFA. Le CFPR a été exécuté avec un dépassement de 3,9%.

2.2.2 Le financement de la contrepartie nationale

La contrepartie nationale dépensée pour la viabilisation du site du Centre de référence de Ziniaré est estimée à plus de 83 millions de francs CFA. Elle a été utilisée pour le raccordement du site du centre au réseau électrique et au réseau ONEA, pour la réfection de la piste conduisant au centre et le remplissage du mur de la clôture.

2.2.3 L’appréciation du deuxième produit du PRFP

Ce deuxième produit du PRFP, est celui qui est attendu pour capitaliser l’expérience taïwanaise et valoriser la formation professionnelle.

Il est conçu pour jouer un rôle central dans le maillage des structures de formation professionnelle sur le territoire burkinabè. Dans cet esprit, il doit être capable de fournir des appuis aux autres centres de formation professionnelle.

Le CFPR-Z est appelé aussi à offrir des services aux individus, aux organismes et institutions à travers les principales prestations suivantes : les mises à disposition d’équipements et d’infrastructures, les usinages de pièces, les locations d’équipements non pédagogiques, les activités de production, l’animation d’un incubateur d’entreprises, la recherche appliquée et la proposition de solutions technologiques aux entreprises.

Le CFPR-Z doit à terme avoir une influence sous régionale dans la formation des ressources humaines mais aussi dans la qualité de ses prestations dans les autres services qu’il fournit. Déjà en 2012, il a accueilli une soixantaine de ressortissants de la CEDEAO pour une formation de courte durée.

Pour le moment, le CFPR-Z profite de l’assistance technique taïwanaise pour profiler les outils qui lui permettront une gestion efficace. La direction du centre et l’assistance technique résidente ont réussi à donner les capacités utiles au centre pour former en 2012 environ 200 apprenants et 100 formateurs.

Réussir une gestion rigoureuse et efficace reste un enjeu important pour la Direction du CFPR-Z. Pour ce faire, l’assistance technique taïwanaise résidente a rédigé un document synoptique résumant les insuffisances de gestion que le centre devra surmonter. Ces insuffisances couvrent les domaines de la planification, de la gestion pédagogique ainsi que celle du personnel, des archives, des finances et des apprenants. La coordination du PRFP s’impliquera pour trouver des solutions appropriées à ces questions dès décembre 2012.

2.3 Les quatre lycées professionnels 

Ce troisième produit du PRFP est à moitié achevé. Ses quatre sous-produits se présentent comme suit :

2.3.1 Le Lycée professionnel national Maurice Yaméogo (LPNMY) de Koudougou

Il a été inauguré le 3 novembre 2011. Ce Lycée qui doit servir à terme de laboratoire pour la formation des formateurs de l’enseignement technique et professionnel pour l’Ecole normale supérieure de l’Université de Koudougou (ENS/UK), a fait sa rentrée pédagogique en octobre 2011. A la rentrée scolaire 2012-2013, l’établissement compte 315 élèves.

* Le financement de la subvention taïwanaise

La subvention taïwanaise a permis, avec un budget de près de 2,39 milliards de francs CFA de valoriser des infrastructures regroupées suivant des zones comme suit :

· la zone administrative de 827 m² comprenant l’administration centrale et la gestion des ateliers ;

· la zone de formation de 7179 m² composée du bloc pédagogique, des ateliers, des locaux de maintenance et de stockage de gaz, ainsi que d’un grand magasin ;

· la zone de vie commune de 2577 m² comprenant la salle de conférence, la bibliothèque, la cantine, l’infirmerie.

La subvention a aussi permis d’acquérir les équipements à Taiwan pour quatre ateliers et pour les locaux communs (mobilier de bureau).

 

Leur coût est estimé par le tableau ci-dessous :

Filières et spécialités

Fournisseurs

Coût dollars NT

Coût en FCFA

1

Génie mécanique

Quick Tech machinery

19 490 000

324 703 400

2

Génie électrique

Hua Hen Technology

18 330 000

305 377 800

3

Génie civil

Ming Cheng Industrial Technology

7 900 000

131 614 000

4

Restauration

KandH MFG

7 588 000

126 416 080

5

Mobilier de Bureau

Ming Cheng Industrial Technology

5 200 000

86 632 000

6

Informatique

Turbo Tecnology

11 800 000

196 588 000

Total

 

70 308 000

1 171 331 280

Au total, c’est une enveloppe globale de 3,56 milliards de francs de subvention avec laquelle la partie taïwanaise a contribué pour la réalisation du Lycée professionnel national Maurice Yameogo de Koudougou.

* Le financement de la contrepartie nationale a permis de valoriser :

· un terrain de 25 ha fourni par l’Etat burkinabè et destiné à abriter les locaux des ateliers de quatre filières et de l’administration ;

· le raccordement du site aux réseaux d’électricité et de l’ONEA ;

· le mur de la clôture et autres réfections de routes internes.

Au total c’est environ 90 millions de francs CFA qui ont été investis pour la viabilisation du site du LPNMY de Koudougou.

2.3.2  Le Lycée professionnel régional Doma Somé (LPRDS) de Gaoua

La construction de ce deuxième sous-produit a été sous-estimée dans l’ordre des 30%, occasionnant un dépassement budgétaire important. Le Lycée professionnel régional Doma Somé de Gaoua, quoique non équipé, a fait son ouverture pédagogique en octobre 2012 et sera inauguré en mars 2013. Il compte 111 élèves.

* Le financement de la subvention taïwanaise

Prévu pour être réalisé à 990 millions de francs CFA, le LPRDS de Gaoua a atteint les 1,550 milliard de francs CFA. Ce montant couvre la construction des infrastructures regroupées en zone comme suit :

· la zone administrative de 800 m² comprenant l’administration centrale et la gestion des ateliers ;

· la zone de formation de 3000 m² composée du bloc pédagogique, de trois ateliers, des locaux de maintenance et de stockage de gaz, ainsi que d’un grand magasin ;

· la zone de vie commune de 1500 m² comprenant la salle de conférence, la bibliothèque, la cantine, l’infirmerie ainsi que la zone des sports.

Le LPRDS de Gaoua sera équipé au mois de mars 2013, à concurrence de 861 millions de francs CFA. Au total, la réalisation du LPRDS de Gaoua reviendra à 2,4 milliards de francs CFA.

 

* Le financement de la contrepartie nationale a permis de valoriser :

· un terrain de 30 ha, fourni par l’Etat burkinabè et destiné à abriter les locaux des ateliers de trois filières et de l’administration ;

· le raccordement du site aux réseaux d’électricité et de l’ONEA.

Au total la viabilisation du site a atteint les 110 millions de francs CFA.

2.3.3 Le Lycée professionnel régional Nazi Boni de Dédougou

Les entreprises devant réaliser ce troisième sous-produit ont été installées sur le chantier et le lancement des travaux effectué le 5 novembre 2012. Le chantier sera exécuté sur une période de 8 mois. Le coût de construction est de 1,45 milliard de francs CFA. Le coût prévu pour les équipements est de 860 millions de francs CFA.

Au titre de la subvention taïwanaise la réalisation coûtera 2,3 milliards de francs CFA. La contrepartie nationale dépensée pour le moment atteint les 77 millions de francs CFA. Elle a permis de valoriser :

· un terrain de 25 ha, fourni par l’Etat burkinabè et destiné à abriter les locaux des ateliers de trois filières et de l’administration ;

· le raccordement du site aux réseaux d’électricité et de l’ONEA.

2.3.4 Le Lycée professionnel régional Dr El Hadj Idrissa YAYA de Dori

Ce sous-produit est encore en étude et sa réalisation devrait démarrer après 2013, conformément aux décisions du Conseil de cabinets de Ministres présidé par Son Excellence Monsieur le Premier Ministre le 13 janvier 2012.

2.4 Les centres régionaux de formation professionnelle (CRFP)

Ce produit comporte 13 sous-produits réalisés en trois temps :

· le premier temps est consacré à la réhabilitation des CRFP dans les régions où le PRFP n’a pas d’autres projets et ce, en dehors de la région du centre : il s’agit du Centre sud, du Centre est, de l’Est, du Centre nord, du Nord et des Cascades. A ces six régions s’ajoute le Sahel pour le fait que son lycée professionnel s’exécutera après 2013 ;

· le second temps prend en compte la réhabilitation des CRFP dans les régions où existent déjà des structures de formation réalisées par le PRFP ;

· le troisième temps vise la réalisation des deux grands CRFP du Centre et des Hauts bassins, reportée après 2013 par le Conseil de Cabinets de Ministres du 13 janvier 2012.

Cette stratégie de mise en œuvre de ces sous-produits assure une bonne couverture des investissements du PRFP sur le territoire national.

 

2.4.1 Les sous-produits du premier groupe

* Le financement de la subvention taïwanaise - Les sous-produits du premier groupe notamment les centres de Banfora, Dori, Fada- N’gourma, Kaya, Manga, Ouahigouya et Tenkodogo voient leur construction achevée en novembre 2012. Ils seront équipés en juin 2013. La subvention taïwanaise affectée à la réalisation des sept centres régionaux est moins de 3,6 milliards de francs CFA dont 1,6 milliard de francs CFA pour l’installation des équipements.

* Le financement de la contrepartie nationale a permis de valoriser surtout les réseaux électriques et les réseaux ONEA dans les centres. Pour les sept centres, le montant de la contrepartie nationale s’élève à 291 millions de francs CFA.

2.4.2 Les sous-produits des deuxième et troisième groupes

Les sous-produits des deux autres groupes sont au stade de la formulation des documents d’appel d’offres des entreprises. Les programmes architecturaux de ces six structures de formation feront l’objet d’un examen budgétaire méticuleux. Il s’agit de contenir leur budget de réalisation dans une enveloppe de moins de 4,3 milliards de francs CFA.

2.5 Le Centre de formation professionnelle industrielle de Bobo

Le dossier de sélection des entreprises pour ce produit est ficelé et soumis aux services compétents. Ce produit connait une sous-évaluation de son coût d’exécution. Estimé en 2007 à 2,1 milliards de francs CFA, il se présente après les études techniques comme un projet de 3,6 milliards de francs CFA, soit un dépassement budgétaire de 72%.

 


III. LE NIVEAU DE REALISATION DU DEUXIEME RESULTAT DU PRFP

Le deuxième résultat du PRFP assure une formation des formateurs et des gestionnaires du dispositif de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels. Il met en place trois produits :

· des gestionnaires perfectionnés à Taïwan et au Burkina ;

· des formateurs perfectionnés à Taïwan et au Burkina ;

· des formateurs recrutés et formés à l’Ecole normale supérieure de l’Université de Koudougou et dans une université à Taïwan.

3.1 Le perfectionnement des gestionnaires

Le perfectionnement des gestionnaires à Taïwan et au Burkina est pris en charge aussi bien sur la subvention que sur la contrepartie nationale.

* Le financement de la subvention taïwanaise

La subvention taïwanaise affectée à cette rubrique est de 197 millions de francs CFA. Sur ce montant, 68 gestionnaires ont subi des perfectionnements de deux à trois semaines à Taïwan. Il s’agit des responsables du dispositif de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels.

* Le financement de la contrepartie nationale

La contrepartie a été prévue pour accompagner le perfectionnement à Taïwan à travers des compléments de prise en charge. Un montant de 33 millions de francs CFA environ a été prévu pour cet accompagnement. En outre, 72 millions de francs CFA sont inscrits pour la formation des gestionnaires au Burkina, soit un total de 105 millions de francs CFA.

3.2 Le perfectionnement des formateurs

Le perfectionnement des formateurs à Taïwan et au Burkina est pris en charge aussi bien par la subvention taïwanaise que par la contrepartie.

* Le financement de la subvention taïwanaise

La subvention taïwanaise affectée à cette rubrique est de 525 millions de francs CFA. Sur ce montant, 46 formateurs ont subi des perfectionnements d’un mois et demi à deux mois à Taïwan. La prise en compte de ceux qui ont subi le perfectionnement à Taïwan à deux reprises, réduirait le nombre de formés à 35 environ. Le reliquat de ce budget, soit environ 300 millions de francs CFA sera préférentiellement réservé au perfectionnement des élèves professeurs de l’ENS/UK au CFPR de Ziniaré afin de les rendre plus aptes à l’utilisation des équipements et à la gestion des ateliers. Cent de ces élèves suivent ce perfectionnement d’octobre à décembre 2012.

* Le financement de la contrepartie nationale

La contrepartie nationale a servi de complément de bourse aux formateurs ayant subi le perfectionnement à Taïwan, pour un montant de 36 millions de francs CFA.

3.3 La formation longue durée des formateurs

Après l’installation de la coordination du PRFP en 2007, la mise en œuvre du programme a fait l’objet d’un examen minutieux qui a mis en évidence la faiblesse du document de projet sur la formation des formateurs. Le document de projet ne prévoyait que le perfectionnement alors que le nombre de formateurs paraissait déjà insuffisant pour les structures de formation existantes. La coordination du PRFP, notamment la composante Formation des ressources humaines, a présenté un projet de formation de formateurs à travers la mise en œuvre du programme CAET/CAPET. Il a donc été budgétisé sur la contrepartie nationale, la formation de 335 formateurs à l’Ecole normale supérieure de l’Université de Koudougou. Le projet de formation devait tenir compte des centres ANPE où les formateurs n’avaient pas de statut. Or sans statut, il est difficile de prévoir des ressources humaines au niveau de la fonction publique. La stratégie a donc été de profiter du statut existant pour les formateurs au niveau du Ministère des enseignements secondaire et supérieur.

C’est dans cette optique que l’Etat a recruté en 2009 (126 élèves) et en 2011 (178 élèves) pour être formés à l’Ecole normale supérieure de l’Université de Koudougou (ENS/UK). C’est sur la contrepartie nationale du PRFP que sont pris en charge, depuis 2009, les présalaires de 301 élèves enseignants à l’ENS/UK. A ce nombre, l’Etat a accepté que trois fonctionnaires soient ajoutés à la promotion de 2009 ; ces fonctionnaires sont sortis aussi en 2011.

Liée à la gestion du département chargé de l’animation des ateliers de l’ENS/UK et au souci de faire des nouveaux centres de Ziniaré et de Bobo, des centres d’excellence, l’idée de former des cadres de haut niveau pour l’encadrement a poussé la coordination du PRFP à profiter des opportunités offertes par les Universités taïwanaises. Aussi a-t-il été formulé un projet de formation permettant d’envoyer douze (12) burkinabè à l’Université de Chung Hsing de Taïchung, pour une formation en master (9 personnes) et en PhD (3 personnes). Les neuf formés en master seront de retour en 2013. Des trois PhD, deux rentreront en 2014 et un en 2015.

 

Pour la réalisation de ce sous-produit, le budget de l’Etat a contribué pour un montant global de 833 millions de francs CFA ainsi répartis :

· 556 millions de francs CFA pour la prise en charge des élèves professeurs de l’ENS/UK ;

· 277 millions de francs CFA pour la formation en master et PhD et le recrutement des formateurs.

Du point de vue de la consommation des ressources prévues sur la contrepartie nationale au profit de ce sous-produit, 652 millions de francs CFA ont été dépensés soit une exécution de 67%. Les 33% restants représentent les présalaires, des bourses et des séances de perfectionnement prévues sur la période allant jusqu’en 2015.

Le schéma de mise en place de ce troisième sous-produit essentiel pour l’exploitation des structures de formation professionnelle se présente comme suit :

· 33 formateurs sortis de l’ENS/UK en 2011 dont 21 CAET et 12 CAPET ;

· 1 formateur CAPET sorti de l’ENS/UK en 2012 ;

· 142 formateurs qualifiés avec au moins deux mois de perfectionnement en 2013. Parmi eux se comptent 9 masters formés à Taïwan ;

· 126 formateurs qui seront disponibles en 2014 et 2015 dont trois PhD venant de Taiwan.

Au regard des éléments attendus de ce sous-produit, le dispositif de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels n’atteindra sa phase optimale d’exploitation qu’à partir de 2015.


IV. LE NIVEAU DE REALISATION DU TROISIEME RESULTAT

Instaurer et consolider un environnement favorable à une réelle promotion de la formation professionnelle est le troisième résultat du PRFP. Les actions de ce résultat n’ont pas été convenablement budgétisées dans le document de projet du PRFP. Elles ont été examinées lors de la mise en œuvre du programme, à travers le premier atelier de planification de ses activités. Les actions ont été listées puis regroupées comme suit :

· les actions liées aux outils de mise en œuvre du PRFP ;

· les actions liées aux mesures d’accompagnement capables de renforcer le dispositif de la formation professionnelle ;

· les actions recherchant une forte implication des professionnels à l’EFTP et la valorisation de la certification.

Les actions des deux premiers groupes sont réalisées à travers le budget de fonctionnement du PRFP. Celles du dernier groupe ont fait l’objet d’un examen conséquent à la neuvième Commission Mixte de Coopération Burkina/Taïwan et ont été dotées de ressources financières pour leur mise en œuvre sur la période 2013-2016.

4.1 Les outils de mise en œuvre du PRFP

Une note technique organise le suivi/évaluation du PRFP, placé directement sous la direction du Coordonnateur. Elle a permis de doter le programme :

· d’un cadre logique définissant les résultats et les indicateurs de suivi/évaluation du programme ;

· d’une base de données sur le suivi, facilitant l’établissement de plans de travail annuels et de rapports d’activités semestriels ;

· d’une base de données comptable pour le suivi de la gestion comptable du programme ;

· d’un manuel de procédures définissant entre autres, les différentes procédures et les responsabilités à l’intérieur du programme ;

· d’un site WEB permettant une communication avec le grand public intéressé par les résultats du programme ;

· des audits extérieurs permettant de situer les faiblesses de gestion et faire profiter au PRFP des recommandations d’amélioration ;

· d’organes de gestion qui tiennent régulièrement leurs sessions et supervisent les activités du programme.

L’exécution du PRFP met l’accent sur une communication qui a pour souci de rendre visibles ses résultats et intelligible leur portée. C’est ainsi que pour les produits et sous-produits importants des cérémonies de lancement et d’inauguration sont organisées. Des documentaires télévisuels sont réalisés pour les différents produits et des supports de publicités sont distribués aux personnalités politiques et administratives ainsi qu’aux partenaires du programme.

Le suivi du PRFP par les résultats est organisé et ses rapports sont établis grâce à ces différents outils.

4.2 Les mesures d’accompagnement capables de promouvoir le dispositif de la Formation Professionnelle 

Dans le cadre de ses activités, le PRFP a eu à appuyer le sous-secteur de l’EFTP en participant au financement de :

· la réalisation de 26 études architecturales et techniques de 2008 à 2011, préparant la mise en place des structures de formation et révélant des coûts de construction supérieurs aux prévisions ;

· la préparation du décret sur l’autonomie des structures de formation professionnelle au niveau de l’enseignement secondaire ;

· l’appui à la mise en route du Centre de formation professionnelle de référence de Ziniaré ;

· la réalisation de 23 études sur des thématiques ciblées ayant permis de 2008 à 2012, de mieux connaître le sous-secteur de la formation professionnelle ;

· l’organisation de 66 ateliers tenus de 2007 à 2011 sur des thématiques diverses relatives à la formation professionnelle ;

· l’élaboration de trois référentiels au profit des lycées professionnels (BEP mécanique productique, Bac pro mécanique productique, et Hôtellerie restauration, option cuisine) ;

· la révision de 12 référentiels au profit des lycées et des centres professionnels (CQP : menuiserie métallique et bois, mécanique rurale et motocycle, plomberie sanitaire, Maçonnerie-carrelage et peinture, réparation machine de bureau, électricité-bâtiment ; BEP : génie civil-construction-bâtiment ; MAVELEC, électronique, agricole ; Bac Pro  : génie civil-construction-bâtiment et MAVELEC) ;

· l’élaboration de 18 programmes BTS au profit de l’Ecole normale supérieure de l’Université de Koudougou (électrotechnique, électricité bâtiment, construction mécanique, agroalimentaire, entrepreneuriat, génie civil, dessin, froid et climatisation, fabrication mécanique, électronique, mécanique rurale, maintenance industrielle, maintenance des véhicules) ;

· la mise en place d’une assistance technique taïwanaise pour appuyer les structures de formation réalisées par le PRFP, dans leur fonctionnement et dans la formation sur place de leurs formateurs.

 

 


4.3 La valorisation de la certification et une forte implication des professionnels à l’EFTP

Les actions s’inscrivant dans ce groupe sont programmées pour être exécutées à partir de juin 2013. Un montant de près de 2 millions d’euros leur sera affecté. La coordination, dans le cadre de la préparation du deuxième atelier de planification des activités du PRFP, engage dans ce quatrième trimestre, la réflexion pour définir les actions prioritaires pour la réalisation de ce résultat intermédiaire.

 


V. LES DIFFICULTES RENCONTREES SUR LA PERIODE

Des difficultés que le PRFP a rencontré dans sa mise en œuvre, deux ont marqué la période de 2007 à 2012 :

1. le problème de dépassements budgétaires ;

2. la disponibilité tardive des élèves professeurs recrutés et formés à l’ENS/UK par rapport aux nouvelles structures réalisées sur la période 2009 à 2012.

5.1 Les dépassements budgétaires

Ce problème s’est fait ressentir dès 2009 avec le centre de Ziniaré, puis avec les autres projets. On constate que le coût des projets après leurs études techniques, dépasse leur coût prévisionnel. Il s’explique par trois raisons :

· la sous-estimation des coûts des projets déterminés par empirisme et sans études préalables. Cette sous-estimation est d’environ 25% en deçà du coût réel pour les lycées régionaux, de plus de 60% pour le Centre de formation professionnelle industrielle de Bobo-Dioulasso et d’environ 15% pour les autres projets ;

· la non-prise en compte des surcoûts des facteurs de production liés à la longue période d’exécution du programme. Des projets dont les coûts ont été estimés en 2006 et qui s’exécutent au-delà de 2009 voient leur coût augmenté dans l’ordre de 5 à 8%, selon le temps d’exécution ;

· la non-prise en compte des erreurs techniques de conception ou autres modifications constatées et intégrées pendant l’exécution, ce qui a créé des surcoûts estimés entre 2 et 15%, matérialisés par les avenants qui accompagnent chaque projet.

Il n’y a qu’une seule alternative pour résoudre la question des dépassements : soit on réduit le nombre de projets, soit on augmente le budget. Dans cette perspective, un Conseil de cabinets s’est réuni le 13 janvier 2012 pour proposer de retarder l’exécution des projets Lycée professionnel de Dori, les centres ANPE de Bobo-Dioulasso et Ouagadougou. Puis en Juin 2012, la Commission Mixte de Coopération Burkina/Taïwan a octroyé des ressources nécessaires à l’exécution de tous les projets du PRFP et prolongé la durée de leur exécution.

A partir de ces dispositions la Coordination du PRFP et le Service de coopération de l’Ambassade de Chine (Taïwan) travaillent à contenir les dépassements à travers l’établissement d’un tableau de bord qui sera suivi rigoureusement, de manière à imposer le respect des lignes budgétaires.

 

5.2 La disponibilité tardive des formateurs par rapport aux structures de formation réalisées

Ce problème est né de la préoccupation de la partie taïwanaise de voir les structures de formation réalisées par le PRFP, exploiter leurs équipements, immédiatement après leur ouverture. Cette exigence taïwanaise ne pouvait être satisfaite convenablement qu’à partir de 2013 et ce pour les raisons suivantes :

1. l’insuffisance du document de projet du PRFP a été de ne prévoir que le perfectionnement des formateurs et des gestionnaires de l’ETFP ; sur cette base, la subvention taïwanaise a privilégié, sur la période de 2008 à 2010, le perfectionnement d’un à deux mois d’une trentaine de formateurs qui travaillaient déjà dans des structures de formation, en manque de formateurs. Or en 2011, les formateurs ayant bénéficié du perfectionnement à Taïwan ont été redéployés au profit de l’Ecole normale supérieure de l’Université de Koudougou, du Centre de formation professionnelle de référence de Ziniaré et du Lycée professionnel de Koudougou. Ce redéploiement des trente formateurs a aggravé le déficit d’enseignants techniques dans les autres structures de formation qui entre 2008 et 2009, ont vu leur nombre augmenté ;

2. la Coordination du PRFP, vu le nombre important d’infrastructures à réaliser, avait pressenti, dès 2007, l’insuffisance du document de projet et ses conséquences sur l’exploitation des infrastructures. En conséquence, elle a budgétisé sur la contrepartie nationale le recrutement de 335 élèves professeurs à former à l’ENS/UK. Ce recrutement n’a pu se faire qu’à partir de 2009, année de mise en place de la contrepartie nationale mais surtout de mise en place des trois filières industrielles destinées à la formation des enseignants techniques. Il est utile de rappeler que l’ENS/UK forme des enseignants techniques CAET en :

· une année pour ceux qui ont la licence professionnelle (3 années d’études universitaires) ;

· deux années pour ceux qui rentrent avec le Brevet technique supérieur (2 années d’études universitaires) ;

· quatre années pour ceux qui ont obtenu le baccalauréat.

Le recrutement des élèves professeurs, organisé en 2009 et en 2011, a été confronté à un problème de vivier pour la licence professionnelle et suivant les filières pour le BTS. Cela a empêché d’optimiser le nombre d’années de formation des formateurs au profit des structures de formation réalisées par le PRFP. Ainsi sur :

· le premier recrutement de 160 élèves professeurs en 2009, seulement 126 ont pu s’inscrire à l’ENS/UK et sur les 126 inscrits seulement 33 ayant leur BTS sont sortis en 2011 ; les 93 autres avec leur baccalauréat sortent en 2013 ;

· le deuxième recrutement de 212 élèves professeurs en 2011, seulement 178 se sont inscrits à l’ENS et sur ces inscrits, 67 avec leur BTS seront disponibles en 2013 ; les 111 autres bacheliers seront disponibles seulement en 2015.

Au total, l’ENS/UK a fourni 34 professeurs dont 21 CAET et 13 CAPET pour l’année 2011/2012. Elle fournira 160 professeurs en 2013 et 111 en 2015. Il faut noter avec insistance que les 271 professeurs qui sortiront de l’ENS/UK à partir de 2013 ont besoin d’un perfectionnement d’au moins trois mois pour être aptes à bien gérer les ateliers qui leur seront confiés. L’assistance technique résidente, en principe, devait pouvoir assurer une telle formation.

Deux structures de formation professionnelle ainsi réalisées par le PRFP, notamment le CFPR-Z et le LPNMY ont connu le problème de manque de professeurs à la rentrée 2011/2012. Les autres structures de formation ont été exécutées ou le seront en tenant compte de la programmation de sortie des professeurs CAET de l’ENS/UK.

Ces deux problèmes ont fortement contribué à ralentir l’exécution du PRFP. La coordination du PRFP a ainsi pris deux années pour les juguler.

Ce deuxième produit du PRFP ne sera valorisé que si les ministères bénéficiaires (MESS et MJFPE) réussissent l’insertion professionnelle de tous les enseignants formés grâce au PRFP. Ces ministères doivent prendre des dispositions pour que ce personnel puisse être efficace dès leur prise de service. Dans cet esprit, il faut, au niveau du MJFPE, que l’on résolve la question du statut des formateurs engagée depuis 2010. Le PRFP s’engage à élaborer et à mettre en œuvre en 2013, un plan de recyclage des formateurs pour accompagner ces ministères.

 


CONCLUSION

Sur la période 2007 à 2012, le PRFP aura ainsi réalisé par résultat les produits suivants :

1. Des structures de formation réalisées ou rénovées dans les régions. Ce résultat au 31 décembre 2012 est exécuté à 61,2%. Si la partie taiwanaise l’autorise, tous les chantiers peuvent être en cours d’exécution en 2013. A défaut, on suivra la décision du Conseil de cabinets du 13 janvier 2012 qui reporte la construction des centres régionaux de formation professionnelle des régions du Centre et des Hauts-Bassins, ainsi que celle du lycée professionnel régional de Dori après 2013. Si tel était le cas, le PRFP sera évalué en deux phases : la phase 1 consacrée à la réalisation de 17 chantiers et la phase 2 concernant les 3 chantiers reportés. En considérant la phase 1, pour ce premier résultat du PRFP, seize (16) structures de formation professionnelle seront entièrement construites en fin 2013 dont onze (11) en 2012. Elles seront équipées entre 2013 et 2014 en fonction de la disponibilité des formateurs. En fin 2013, en tenant compte des structures équipées, le taux d’exécution physique attendu est d’au moins 65% (11/17 structures). Il passera à 88% à la rentrée 2014. Les trois dernières structures seront exécutées et équipées entre 2013 et 2015. On se rappellera que les équipements des structures de formation sont installés en fonction de la disponibilité des formateurs.

2. Des ressources humaines formées en quantité et en qualité. Ce produit prend en compte le perfectionnement de plus de 250 formateurs et gestionnaires de l’ETFP et la formation de 304 enseignants techniques de niveau CAET et CAPET. Son taux d’exécution financière est estimé à 74,7% en fin 2012. La pleine réalisation de ce produit exige que les formateurs suivent des perfectionnements au CFPR-Z. Cette disposition leur permettra d’être plus qualifiés pour assurer efficacement l’exploitation des équipements dans les structures de formation réalisées par le PRFP. Le taux de réalisation physique en matière de formations a été de 10% en 2011. Il sera respectivement de 49% et 93% en 2013 et 2015.

3. Un environnement favorable à la promotion de l’EFTP. Ce produit se compose de divers sous-produits constitués de plus de 80 études (dont 15 référentiels et 18 programmes de formation BTS), d’environ 70 ateliers et d’une assistance technique d’une vingtaine d’experts et associés. Les efforts pour la promotion de l’environnement de la formation professionnelle, l’ont été surtout à travers les activités réalisées par les composantes placées sous la tutelle des ministères bénéficiaires. Mais les actions fortes sur la certification et l’école/entreprises seront financées sur la période allant de 2013 à 2016 (PRFP phase 2) par un budget plus conséquent octroyé par la 9ème  Commission Mixte de Coopération Burkina/Taïwan.



[1] Arrêté repris en 2009

[2] Le projet de formation au Certificat d’Aptitude de l’Enseignement Technique (CAET) et au Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement Technique (CAPET) 

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