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Bilan d’exécution du PRFP

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mercredi 9 janvier 2013, par ZONGO Christophe

En vue de la formulation du Programme de Renforcement de la Formation Professionnelle (PRFP) en 2006, un comité ad hoc a été mis en place pour rédiger la première version du document de projet. Cette première version du document de projet du PRFP prévoyait la construction de quatre lycées professionnels, la réhabilitation des treize centres régionaux de formation professionnelle et la mise en place du programme CAET/CAPET, programme de nationalisation de la formation des enseignants techniques. Elle visait aussi le financement de projets des Engagements nationaux. La construction et l’équipement d’un lycée professionnel y est estimé à 2,8 milliards de francs CFA et celle d’un centre régional à 1,5 milliard de francs CFA, environ. Cette première version faisait une bonne estimation des coûts mais n’était pas cohérente avec les ressources financières disponibles. Déjà dans ce document de projet, les ressources financières disponibles ne couvraient pas les besoins. La Partie taïwanaise va s’inspirer de cette version, pour rédiger en 2007, celle qui intègre la construction de deux nouveaux centres : le centre de formation professionnelle de référence de Ziniaré et celui industriel de Bobo-Dioulasso. Cette version finale met l’accent sur une formation professionnelle qualifiante sensée avoir plus d’impact sur les ressources humaines et l’emploi. Le coût de construction et d’équipement d’un lycée professionnel y a été réduit de 34% pour passer à 1,8 milliard de francs CFA et celui d’un centre régional de 58% passant à 0,6 milliard de francs CFA. Ces réductions de coûts ont été opérées au profit de la construction des deux nouveaux grands centres de formation professionnelle de Ziniaré et de Bobo-Dioulasso. Ce cadrage des coûts laissait entrevoir que le PRFP connaîtrait des difficultés de dépassements budgétaires durant son exécution. Il est aussi important de souligner que la version définitive du document de projet du PRFP ne met pas explicitement l’accent sur la formation initiale des formateurs. Il a ignoré le problème de manque de ressources humaines souligné, avec force, dans sa première version. C’est dans ce contexte que la contrepartie nationale, formulée après la nomination du Coordonnateur et la mise en place des organes de gestion du programme, va essayer de combler les deux insuffisances du document de projet, tout en respectant les obligations de la Partie burkinabè, consignées dans l’Accord de subvention N°36/2007/REP.CH-BF/PRFP. Elle va consacrer plus du tiers de son montant à la formation initiale des formateurs et prévoir autant de ressources pour la viabilisation des sites destinés à recevoir les constructions et les réhabilitations prévues par le programme. Pour favoriser la gestion axée sur les résultats du PRFP, la coordination du PRFP va organiser les activités du programme autour de trois résultats qui sont : 1. la construction ou la réhabilitation puis l’équipement des structures de formation à réaliser ; 2. la formation des formateurs et des gestionnaires du dispositif de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels ; 3. l’amélioration de l’environnement de la formation professionnelle. L’exécution du PRFP s’est faite suivant ces trois axes. Mais il a fallu d’abord mettre en place les organes de gestion du Programme.


I. LA MISE EN PLACE DES ORGANES DE GESTION

La coordination du PRFP, à partir du mois de septembre 2007, engage les dispositions à prendre pour rendre opérationnels les différents organes de gestion du programme. Ce processus va se poursuivre jusqu’en 2011 avec :

1. La mise en place dès 2007, des organes décisionnels (comité de coordination, comité technique, comité de supervision) qui sont ainsi créés par arrêté[1] du Premier ministère, chargé de la tutelle du programme :

 le comité de supervision assure la conformité de l’exécution du programme avec la Politique nationale en matière d’enseignement et de formation techniques et professionnels (PN-EFTP) ;

 le comité technique, organe de validation des propositions faites par les composantes du PRFP, assure la cohérence dans la programmation et le suivi de la mise en œuvre des activités par les composantes du PRFP ;

 le comité de coordination regroupe les responsables de composantes. Il prépare les sessions, met en application et suit les décisions et les recommandations du comité technique et du comité de supervision.

2. La création des composantes instituées par le même arrêté de septembre 2007, créant les organes de gestion du programme. Les composantes sont des structures de mise en œuvre des activités du PRFP. Ainsi l’arrêté place sous :

 la composante « Infrastructures et équipements (CI/E) » la supervision des cabinets d’études et des entreprises à qui ont été confiées la conception et l’exécution des travaux d’infrastructures et d’équipements ;

 la composante « Formation des ressources humaines (CFRH) » travaillant en étroite collaboration avec les autres composantes, assure l’organisation et le suivi de la formation des ressources humaines en quantité et en qualité ;

 les composantes « Lycées professionnels (CLP) » et « Centres de formation professionnelle (CCFP) », la création d’un environnement favorable à la mise en œuvre des projets du PRFP. Ainsi, doivent-elles créer les conditions optimales pour que les structures de formation, une fois mises en place, fonctionnent convenablement. Elles contribuent, à travers leurs activités, à la mise en œuvre de la PN-EFTP. Elles sont associées dans le suivi de l’exécution des chantiers, en vue de faciliter l’intégration des préoccupations spécifiques des ministères bénéficiaires (MJFPE et MESS) ;

 la « Cellule de gestion et de coordination (CGC) », la conduite de la stratégie de mise en œuvre du PRFP. Elle veille à mettre en cohérence les différentes interventions des autres composantes et travaille à assurer une meilleure gestion des ressources du programme.

3. La mise en place en fin 2008 et de façon assez difficile (eu égard à la singularité du dispositif dans le paysage administratif taiwanais), de l’Unité de coordination de l’assistance technique du PRFP (UCAT/PRFP), opérant à Taïwan, plus précisément au sein du Centre de formation professionnelle de la région de Taichung. Elle est la structure chargée de l’étude, de l’achat, du transport et de l’installation des équipements destinés aux filières de formation des structures de formation à construire. Elle est aussi chargée d’organiser le perfectionnement des formateurs et des gestionnaires, à Taïwan. Avec de telles attributions, l’UCAT/PRFP participe à la finalisation des études architecturales pour assurer l’intégration des contraintes spatiales et fonctionnelles liées à l’installation des équipements retenus. Son rôle s’est révélé indispensable pour le démarrage des travaux de construction. Elle s’est vue confier le recrutement de l’assistance technique résidente.

4. La constitution de l’assistance technique résidente, en octobre 2011. Dernier organe du PRFP, l’assistance technique résidente, conformément à l’avenant 2 de l’accord de subvention, a pour mission d’appuyer les responsables burkinabè des structures de formation réalisées ou rénovées par le PRFP, dans leur gestion et leur exploitation ainsi que le perfectionnement sur place de leurs formateurs.


II. LE NIVEAU DE REALISATION DU PREMIER RESULTAT

En rappel, le premier résultat du PRFP met en place les produits suivants :

1. le Programme CAET/CAPET, projet de formation au Certificat d’Aptitude de l’Enseignement Technique (CAET) et au Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement Technique (CAPET) ; à travers ce programme, le PRFP a contribué à la nationalisation de la formation des formateurs techniques, par l’ouverture en 2009, des premières filières industrielles à l’Université de Koudougou ;

2. le « Centre de référence de Ziniaré », inauguré en octobre 2010 ;

3. la construction de quatre (4) lycées professionnels en cours d’exécution ;